A la découverte d'Eugène Villon



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Etat civil


Eugène Louis François Villon est né à La Haye, aux Pays Bas, le 26 décembre 1879, d’un père français, habitant Falaise (Calvados), Eugène Constant Villon et d’une mère hollandaise, Aldegonde Marie Françoise Antoinette de Haan


Son enfance























































Illustration pour Calixte

















Il vécu en Hollande pendant toute son enfance et son  adolescence. Durant cette période le dessin et la peinture étant déjà sa passion, il étudia en autodidacte, et se pénétra de l'école Flamande de peinture. Avec sa mère, véritable complice, ils s'installèrent en France à Nice.


Enseignement des beaux-arts


A Nice il s’inscrivit à l’École des beaux-arts où il y suivit l’enseignement de Auguste Clément Joseph Herst. Il suivit donc un enseignement classique, allant de l’apprentissage du dessin, à celui de la peinture. Il fut un élève plus que doué et obtint sa première commande à l’âge de seize ans où on lui confia la décoration murale du grand théâtre de Genève.


Installation à Lyon


Il s’installa à Lyon, vers 1900, au n°44 de la rue Raulin mais à vingt et un ans, il fallait malgré tout subvenir à ses besoins et vivre dans cette ville nouvelle pour lui : il le fit chez Delaye et Hemerlé, Société lyonnaise de photo-chromo-gravure, où il fit de nombreux trichromes et fit de la retouche photographique.

Il émigra ensuite chez Arnaud, « et l’on se souvient du succès de cette firme le jour où s’y édita, grâce au talent de Villon qui les créa et les signa, toute la série de menus de la Bénédictine à travers le monde ».

Il épousa dans le deuxième arrondissement de Lyon, le 31 octobre 1914, Clotilde Muller, jeune femme d’origine suisse, veuve d’un précédent mariage et qui lui avait donné quelques années plus tôt une fille prénommée Marthe, née le 21 juin 1899 à Caluire et Cuire.


Son atelier, rue de la République 


    
Dans son atelier situé au n°50 de la rue de la République au cœur de la presqu’île il compta jusqu’à environ quatre-vingts élèves. Parmi eux, on peut citer quelques noms : Yvonne Récamier, Louis Rosa, Georges Combet, Anthelme Bergeron, ainsi que Hubert Gaillard et sa propre fille Marthe Chambard-Villon…Il y en eut bien d’autres, connus ou méconnus. Cet atelier ouvert de 1910 à 1920.


Expositions à la Société Lyonnaise des beaux-arts 


    
Villon exposa pour la première fois au salon de la S. L. B. A. en 1898 et ceci chaque année jusqu’à sa mort. Il cotisa comme membre sociétaire de 1905 à 1951.

L’exposition de ses œuvres aux différents salons n’empêcha pas Villon d’accepter des responsabilités. Sa réputation et son talent étaient reconnus.

En 1913 il devint membre du jury et ce jusqu’en 1945.

En 1926, il entra au comité d’administration de la Société lyonnaise des beaux-arts où il tiendra cette place jusqu’à sa mort et c’est en 1939 qu’il devint vice–président et ceci jusqu’en 1944. À cela, il faut préciser que l’artiste, malgré de nombreuses sollicitations, refusa toujours la présidence du Salon lyonnais afin de rester à la disposition de son art et de ses élèves.


Eugène Villon graveur


    
C’est dans les années 1927 que Villon retrouva son métier de départ celui de la gravure, technique qu’il avait pratiqué chez Hemerlé. Il réalisa un grand nombre d’eaux-fortes en complément de ses œuvres peintes.

Illustrateur, il réalisa des gravures qui verront le jour dans une édition de 1933 du célèbre livre lyonnais Calixte ou introduction à la vie lyonnaise.


Activité parisienne 


    
A l’instar de nombreux artistes lyonnais et comme un passage obligé dans une carrière artistique, Villon partit pour la capitale. Il exposa pour la première fois au Grand Palais en 1907 dans le cadre du salon de la Société des Artistes Français et trois ans plus tard il devint membre associé de cette société.

Villon fut fait en août 1937 chevalier de la Légion d’honneur. Cette décoration lui fut remise par le président Albert Lebrun. La critique exalta alors son talent et J. Étiévant écrit dès 1914 « Je ne crois pas qu’un artiste soit à ce point aussi près que lui de la maîtrise absolue et de la perfection ».


Fondateur de la Société des Aquarellistes Lyonnais 


    
Ces qualités humaines valurent à Villon de solides et précieuses relations qu’il su préserver grâce à son sens de la fidélité. Parmi les artistes qu’il côtoya, certains s’allièrent à lui et le soutinrent pour la création de son œuvre majeure : la fondation avec Antoine Barbier de la Société des Aquarellistes Lyonnais en 1934. Le 16 décembre 1934, à la galerie Pouillé-Lecoultre, la toute jeune société présentait avec fierté, pour la première fois au public lyonnais, les œuvres de ses sociétaires. C’est pour cette science du dessin, les qualités techniques et émotionnelles que requiert l’aquarelle que ces deux artistes voulurent réunir un groupe de peintres ne faisant que de l’aquarelle.


La fin d'une carrière 


    
C'est en 1951 qu’il s’éteignit, le 7 novembre, à son domicile rue Terrasse, à la suite d’une embolie liée à un cancer. Son décès soudain intervint en pleine gloire. Il laissait derrière lui sa société et la tradition maintenue par sa fille, Mme Chambard Villon, héritière d’une technique et d’une mémoire régionale.